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avril 7, 2012

Combler l’espace, comme une alternative à la morosité


Avec l’ardeur du poisson migrateur qui monte vers la source et à contre courant, au comble de l’espace je vous retrouve présents, humbles et nobles, éternels et alternatifs tel que je vous ai imaginés!

A en croire ce compteur sur le calendrier, la vie s’est pourtant arrêtée ici (dedans) depuis 30 jours?

Comme si plutôt que descendre acheter du pain, bavarder avec les copains, absorber un café brutal et puis passer le temps du jour à œuvrer pour la gloire mais léger, tel l’éphémère, et enfin rechercher le partage d’instants forts au crépuscule de nos aveux, s’inventer des projets de révolution pour tromper l’instant trouble et blême entre beauté du jour et angoisse de la nuit, comme si j’avais dormi sans rêve, dans un tourbillon à trente spires…

Je suis resté muet, effondré, excentré, à contempler sans plus agir les multiples trépanations que l’époque m’inflige. Et puis sans trop tarder, je reviens à la source, j’écoute attentivement quelques harmonies douces et d’autres saccadées, avec une préférence notable pour celles que vous m’offrez, me rapproche de vous dont l’existence m’émeut.

Merci à aujourd’hui, bienvenue à demain.

 

mars 7, 2012

À corps masqués


http://www.thefamousfrenchartist.com/cv/non-mais-sans-rire.html Sur la piste grisés ce soir nous valserons

Impersonnels visages de grillage coiffés

Comme pour entretenir ceci ou divertir ceux là, un petit air de rien, comme une nouveauté.

Jouant à cache cache, pour aiguiser les sens

Cette n’ième sarabande, acte unique et ultime

Mime caricaturé des floraisons festives

Préliminaire bien cadencé dans un cérémonial votif

En hommage aux sempiternelles créations.

mars 5, 2012

Sacré bousier!


Ce matin, peignant ma chevelure distinguée, une rare pensée fugace me traversa l’esprit. Sous forme de question la voici rapportée: “le scarabée roule bien sa boule, alors pourquoi pas moi?”.

Étrange nature qui conçoit d’un terrien qu’il pousse en marche arrière un amas de sa propre (le terme est contestable) matière fécale (ou caca) destiné à protéger sa descendance. En effet, c’est là que le malin dissimule sa ponte aux morfales mangeurs d’œufs, principalement serpents, oiseaux, et amateurs d’omelettes, gloutons à petits déjeuners continentaux, boulimiques à pâtisseries…

De là à se dire que les anciens des bords du Nil étaient trop souvent exposés au soleil, il n’y a qu’un pas, ou bien un mais, voire un donc:

L’animal symbolique, emblème d’un soleil qui renait de lui même ou bestiole cafardeuse qui roule sa merde à l’intérieur de laquelle, discrètement, il se reproduit?

Permettez de rester perplexe, surtout en cette période de crise néanmoins propice à constater l’immobilisme ambiant: tandis que les slaves ex-collectivistes ré-élisent leur chef des services secrets tel un tsar à l’image d’homme idéal, les gaulois hésitent entre peste et choléra, périphérique ou maréchaux, fromage ou dessert…

Restons en là pour ce matin, à chacun sa bouse à rouler, son espace social à combler, pour exister en société.

mars 2, 2012

Chacun le sien ou un pour tous, réflexion sur la contemplation du monde


«  Connaître le monde,
sans sortir par la porte.
Voir la voie du ciel,
sans l’épier par la fenêtre.
Sa sortie pénètre loin.
Sa connaissance pénètre peu de personnes.
C’est pourquoi l’homme sacré connaît sans se déplacer,
décrit sans avoir vu,
accomplit sans agir. » Dao De Jing, Lao Tseu

Note de lecture: ci-après quelques lignes, inspirées de rêveries naturelles, sans usage de substances chimiques où hallucinogènes, tendant à restituer des bribes de ces moments sublimes, entre conscience intense de la réalité et “lâcher prise”, fusion avec les éléments primaires.

Exemple sur la plage d’une île paradisiaque, ou lors de l’accession au sommet d’une montagne, ou simplement au bord d’une rivière lorsque l’eau et la nature nous accueillent paisiblement au cœur des origines, loin de toute industrie.

Dans cette dimension accessible souvent la nuit, plus rarement visitée au grand jour,

Lorsque les distractions humaines laissent place à ces moments de paix et de centrage, communion de voyages

Il y a les uns, les unes et les autres, autant de vaisseaux personnels navigant dans le fleuve des perceptions et sensations

Tous identiques mais différents par la curiosité, la bonne volonté de naître

Ouvrant nos sens à des réalités profondes, au delà de la description courante

Loin de nous solitudes noyées de multitude en surmenage

Transcendés de lumière, hors du temps sublimés, célestes éternels

février 27, 2012

Poésie Liberté Intégrité, ça ne fait pas un pli


liberte-andree-chedid Il n’est point de poète qui soit entièrement libre,

Au point extrême où cesser de versiférer, ultime vérité… sinon le poète mort

Vivant trop vivant, l’artiste ne diffère-t-il point de l’être qui l’habite, sinon par une libre pudeur, une peine plus légère?

À la recherche de beauté véritable, le sculpteur architecte, penseur compositeur de flots fugaces, de mots fidèles,

Dissipe les barreaux de la cage à force de serrer ses poings

Tantôt la plume, tantôt par l’autre main tendue

S’emporte vers l’éternité tranquille de silence apaisée, l’éternelle solitude, infinie plénitude de sa liberté intégrale

février 25, 2012

Lettre à votre unique attention car vous savez bien que je suis, toujours pour toujours, à vous


Mon cœur est saturé de plaisir quand j’ai du pain et de l’eau

Je suis resté assis plusieurs heures aujourd’hui, ankylosé, lisant et relisant des citations, nourri de mets fins délicieux, heureux. Les seuls mouvements nécessaires et jouissifs qui m’agitent s’intéressent à chatouiller quelques zones sensibles, sur le cou, la main, parfois la plante des pieds, et puis tourner les pages. Tantôt un verre de vin, et aussi, en inclinant à peine la tête sous la petite fontaine, prendre une longue gorgée d’eau, pure et fraiche.

De Épicure à Rabelais, par San Antonio et K.Dick, de Kerouac vers Voltaire, aller-retours dans le désordre, vibrant dans la douce lumière dorée, bercé par cette symphonie ou bien ému d’une belle balade [Gustav Mahler ou Julia & Angus] , dans ce cadre idéal de peinture romantique! Plaisanterie ou bien grand art? il y en a pour tous goûts lorsque l’humilité communie avec exigence et beauté.

Bientôt je fêterai en compagnie immatérielle et bigarrée des meilleurs auteurs de tous temps, mes 80 ans de festins, couronnés en cet ermitage sybarite d’une paisible et bienveillante humeur que je souhaite partager avec toi.

Lorsque ce jour viendra tu sera dûment conviée, ainsi que les intimes, en hommage au partage des plaisirs et des émotions de la vie, à un fameux banquet pour célébrer nos vies.

février 23, 2012

Hôtes et invités


Lorsque je regarde ma face pile dans la glace

Je constate traces des drames, des ornières salaces

Ainsi que les fossettes rieuses de grands moments de liesse.

Au cœur de  mille séjours à l’isolement, paisibles recueillements, méditations

Au plus profond de l’expansion, fusion dans le présent, au delà des espaces,

Invité à la table de festins nus, je suis hôte d’esprits vagabonds.

Parmi les sages silencieux, les cercles imbriqués des esprits en volutes

Partageant au banquet de délicates sensations, nos bienveillantes attentions,

Aux yeux écarquillés offrant réponse à ces questions tenues secrètes,

Nous sommes vous, tu es moi, je suis nous, nous sommes eux, de bout en bout et en tout et pour tout

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