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Marchand(t) sans étal(e)

juin 13, 2011

A travers le pont, au petit matin d’Üsküdar, j’aperçois le palais Dolmabahçe. Le voyage de la nuit se termine ainsi parfumé d’épices et arrosé de çay. Les fumées fleuries des narguilés, doucereuses et évaporées, ont élevés les perceptions au delà de la réalité occidentale, et, tout en enveloppant mon corps alanguit d’une torpeur rêveuse, m’ont transporté en cette extase bosphorale dont je ne voulais pas revenir.

Je vois encore tournoyer les derviches et louvoyer les hanches de Seyda sur le kilim de soie. Entends-tu le rire des joueurs quand Arif Bey bouche grande ouverte sur ses chicots noircit remporte la partie de tavla? Pour la 7ème fois ce soir là!

Dans la cité, carrefour cosmopolite et porte de l’Orient, je vais passer ce jour, et, comme si c’était le premier le seul le dernier, je marcherai sur la poussière de siècles simultanés.

En équilibre instable sur la Corne d’Or, l’atmosphère sublimée me transporte d’arrière en avant, et puis inversement.

Sur ce balancier figurant un soufflet sur la braise, toujours s’attise l’espoir, se dissipent les brumes.

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