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Un mot pour un mot

juin 25, 2011

Quid Pro Quo  longtemps confondu avec un quiproquo s’avère posséder un dé l’enrichissant.

Ce matin dans la longue file qui nous mène à la table des conscrits, j’avance comme dans un rêve, à l’orée du cauchemar. La moins mauvaise des solutions sera-t-elle un jour meilleure? Vais-je franchir la frontière de l’indicible au paisible ou bien inversement? Je n’en sais rien encore et une fois signé le formulaire d’enrôlement, ce ne sera guère plus qu’un chemin parmi la multitude, et pourtant… Peu importe la destination, c’est en lisant, à quatorze ans, l’histoire d’un jeune dont la vie sera littéraire, militaire et apostolique que les bases furent posées.

Cette évidence illumine aujourd’hui, peu importe l’habit et tout le maquillage, l’intemporel immatériel, bien au delà des faux-semblants, ce passage en transport clair-obscur.

Chaque matin l’aube annonce un monde d’aurores boréales riches de sibyllines limites, de nébuleuses frontières. Je me lève alors avant la foule, entreprends cette journée comme l’unique qui comptera. Je prends le dé, le chauffe un instant dans le creux de ma main, le jette ne pensant à rien mais transporté de tout, et puis une gorgée d’élixir et quelques errements balistiques plus tard, le ramasse tout fier de tenir en bonne main, le dé de la conversation!

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