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Un nouveau parti pour la France, let’s Go Far Away?

février 20, 2012

Zeon 2011Dans l’avion qui nous ramène vers l’occident un enfant pleure.

Depuis dix jours je n’ai pas ouvert de journal, et lui n’a jamais encore prononcé son premier mot, mais nous appréhendons conjointement, intuitivement, cette réalité destructrice à l’ouest. Une sorte d’angoisse qui prend au ventre, comme lorsque l’on vient de commettre l’irréparable, comme au milieu d’un virage à trop grande vitesse, alors que la voiture dérape et qu’un platane a poussé là, sur la trajectoire fatale, imparable.

J’entends déjà les misérables invectives, les mensonges éhontés, les malines injures et les conclusions implacables.

Et chacune et chacun de donner un avis, de promouvoir son camp, faire l’impasse sur le déconnant et pousser à la marge les visionnaires pensants. Combien sommes-nous bien disposés à renoncer aux quelques avantages acquis, pour redonner du sens et une cohérence d’ensemble, remettre tout à plat et puis en perspective les évidences basiques d’une société civile, naturellement civilisée?

Le manger, le couvert, une fonction dans le groupe et quelques libertés, se lier pour une descendance ou libre de tout engagement, apprendre tout, le pourquoi le comment, ou bien tout simplement vivre le quotidien au plus près d’une nature intrinsèque, terrienne ou bien cosmique, mystique ou plus concrète?

Dans l’avion qui s’est posé à Roissy, l’enfant et moi nous retenons nos larmes, impuissants. Alors je contiens une envie quasi irrépressible de reprendre ce vol à l’envers, vers les îles. Les miens sont là, dois-je les emmener là-bas? Faut-il tout oublier, fuir, détruire, ou simplement faire abstraction, construire comme univers de faux semblants un cocon isolant?

Cette fois je n’en puis plus, je n’veux plus faire contre mauvaise fortune bon cœur, repousser à demain, laisser le système l’emporter. Alors je prends ma plume pour poser le sujet, cherchant des compléments pour décider du verbe et porter mon message. L’écrit dans l’air du temps je l’espère moins vain que la douce poésie onirique et abstraite, toujours à l’orée de l’ennui, parfois fortuite et hasardeuse, le plaisir quotidien que j’aime à partager.

…Travailler, lutter, combattre, guérir, défendre, aimer, crier, réfléchir, écrire, parler, partager, comprendre, écouter, donner, prendre, jouir, panser, accompagner, s’émerveiller, rêver, sourire, dormir, venir, se réveiller, penser, marcher, respirer, goûter, toucher, sentir, entendre et voir…

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