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Vieille fraise flétrie en soupe _ 13 Fraises sur la braise _ Ch 1.2

janvier 9, 2013

une vieille bPour ce type de nettoyage nombre de subventions ont existé, existent ou bien existeront. A commencer par les hospices nauséabonds, d’autres mouroirs à grabataires, des fosses communes. Comment faire autrement? C’est plus possible de les garder à la maison, ils ne crèvent plus; même dix vingt trente ans après l’age de la r’traite, alors que la communauté s’adapte, j’accommode.

Pour la plupart ça se passe plutôt bien, genre oublié dans un placard dénommé chambre,  victimes de canicule ou bien du rhume. Pour celles et ceux qui ont oublié jusqu’à leur nom, leur vie, la notion même de vie, c’est tant mieux. On devrait leur laisser une pilule de désintégration sur la table de chevet, ça éviterai des frais et du travail de thanatos.

Celle là je l’ai pas choisie, elle est venue à nous un soir au restaurant, à la table à coté. Nous nous amusions bien avec les amis du samedi, c’était un soir de beaujolais, il y avait la musique, les couples légitimes, les duo, les triolets, les décrochés, les caves, la cave. Arrivée juste après nous avec son jovial rougeaud de mari, elle a pas pipé mot. Le nez dans sa gamelle, même pas un verre de pif, à l’eau plate du robinet, a tout bouffé. Saucé ses auges avec du pain, ramassé les miettes une à une pour les fourrer dans sa gueule de vagin puant, édentée d’puis bien longtemps, j’avais la rage mais j’ai donné le change, ça s’est pas vu.

La soirée fut vraiment une grande réussite. Ambiance jazz manouche et bon public applaudissant les solos, obéissants, apéritifs et gourmandises, figures enjouées, bons mots d’esprit, opportunités échappatoires, et orgie fantasmée. Le vieux était déjà à moitié fait, anesthésié quand je lui ai donné une de nos bouteilles de vin rouge, à finir. Le fond d’un bordeaux avec peu de sulfates en dépôt, bien fait pour ses gamma-g t. Nous sommes sortis juste avant eux, j’ai fait quelques dizaines de mètres avec mon amie Jeanne, les mecs étaient partis de leur coté, qui complètement décalqué, qui en scooter, et deux en une prom’nade péripatéticienne vers des intérieurs solitaires ou solidaires. Puis je suis revenu sur mes pas. Une cigarette à l’angle de la rue et du boulevard, juste en face du restau. Ils sont sortis en titubant, la vioque soutenant son pensionné alimentaire, en route pour le T2 d’en face. Je n’avais pas prévu mais je trouverai les outils chez eux, on va bien leur flipper leur race!

paragraphe suivant: mise à mort n°1, nettoyage socialement responsable, lutte contre l’entropie du quatrième age bouffeur de couche d’ozone, …

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