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repetition

novembre 6, 2013

(…) il s’agit de faire et refaire mille fois le même geste, tendre à sa pureté comme si c’était la première

cette-image-montre-une-culture-de-cellules-differenciees-neuronales-en-vert-progenitrices-neurales-en-rouge-avec-les-noyaux-des-cellules-en-bleu-credit-photo-faseb-2012-bio-art-winner-rakesh-karmacharya-and-colleagues_48236_w460La femme et le scribe:

F: ce n’est pas le mouvement qui résulte d’une idée, c’est un geste et une sensation, simultanés, imbriqués ou non

S: oui, c’est possible… lequel des deux domine? qui commande qui? … nous allons gommer toute notion de hiérarchie pour atteindre au cœur de l’énergie, à la source

F: plus encore, la source prend elle même source quelque part, dans la matière, à la recherche du noyau essentiel, et au delà

S: cela nous ramène à l’instant 0. En l’état actuel de notre ère, 100 000 ans et 100 milliard de vies humaines plus tard, avec pour point de repère unique une explosion à l’origine…ou pas. La mise en mouvement de l’univers peut coïncider avec la naissance, ou la mort?

F: intéressant, qu’est-ce qui détermine la naissance et la fin d’un mouvement? Un transfert d’énergie, translation de chaleur, évaporation, tout se transforme en créant

S: faut-il raconter une histoire?

F: un monologue ou une forme de dialogue asynchrone?

S: l’auteur m’a demandé si les écrits restent… ce n’est pas son souhait. Comme le geste ne peut-être infait, le suivant même identique appelant à une autre source, le mot peut-il être semblable et différent, renaître à chaque fois?

F: je ne sais pas. La danse peut être une mécanique insensée, ou l’expression d’une inspiration en perpétuelle mutation, comme l’univers, en extension

S: Comme le flash d’un appareil photo sur une scène sombre. Avant l’éclat rien n’apparait, après la lumière tout est à nouveau invisible, la substantifique énergie reste sans être affectée par le temps

F: Et si le corps semble immobile, en son sein le mouvement peut être calme ou violent. La position peut suggérer ce magma cortical et épinéen

S: Sur quel cycle veux-tu que nous posions la scène?

F: Plusieurs tableaux qui n’en font qu’un, comme une fresque où l’infiniment grand rejoint l’infinitésimal

S: comme un livre ouvert fermé, ouvert, fermé, ouvert, noir abyssal lumière extrême, glace feu, vide plein

F: laissons cela pour aujourd’hui, qu’en dis tu?

S: je dis que la répétition est source de création, je ne dis rienregard

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