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folie colle(Δ)ctive madness [full folie]

août 28, 2014

On ne choisit pas l’incarnation ni l’enfance, et pourtant, chacun sommes bien ça, et soi même

Δcte I: ΔvΔnt de sΔvoir

angels3oli

Nous passons un weekend surréaliste, rassemblement de mouvements communautaires, à la recherche de sens perdus, ou à l’ouvrage de l’embrigadement (selon nous ou eux). Nous avons récolté des brindilles et des branchages dans le sous-bois, fait un gigantesque feu et grillé des chamalows au soir de cette expérience tant attendue par ma fille, plus jeune de la fratrie. Je déteste leurs hiérarchies, leurs crises de foi résolues, simulées, stratégiques, cultuelles, instruments psychotropes et de domination. Liberté feinte. Depuis le premier pas sur l’île je me sens ilien isolé menacé parano mais presque. Surveillé. Le basculement intervient lorsque Φιορæ apprend qu’elle ne sera pas promue, quasi exclue. Éternel recommencement. Mais l’Éternel n’est pas tel. Je le sais, l’ai rencontré.

[ndlr: (…)ainsi émerge une nouvelle fleuve à minima rivière, fraiche et gouteuse, à suivre] ©®™  ΩΛℑ ϖπ

Δcte II: Δlors donc

rien ne sert de moquer, parodier à propos, gloser à contremots, c’est le fonds qui manque le moins

rabbi-jacob-louis-de-funes-papillotes-studio(…) L’un des gourous est funestement déguisé en  Louis Germain David de Funès de Galarza. À défaut de lui mettre les particules là où elles n’eussent dû sourdre, à coup de dents j’lui arrache une fausse couette. Désarroi fâché du maniaque, stupéfaction non feinte des huns et autres fidèles, hurlement fatwallique du cercle des imprécateurs. Un faux évêque en perd sa mitre, le mollah avale son dentier et l’endormi illuminé hoquète des bourrelets. Dans l’univers déliquescent de mickeys, consorts et connesoeurs, ne convient point d’être avenant; alors les ouailles obviennent à l’inconvenant. Une folle poursuite sur l’île s’ensuit. Au cœur de l’ilot un ilet. Un parc d’attraction hors du commun nous permet d’échapper aux chiens vils à nos basques. Des rivières enchantées, sur les rives maisons en pain d’épices et sucreries, train fantôme à squelettes et toiles tissées, space cakes, mountains and fountains, magasins de souvenirs. Épuisés au levé du soleil, nous avons fini par manger le décor, les hommes de ménage nous déménagent à bord d’un frêle esquif vers la berge intérieure.

Anéanti au point à porter mon corps tel un scaphandre de cuivre, La_Chapelle_-_Scaphander_(Tafel_IV)je rate le quai de débarquement tandis qu’un plaisantin s’écrie  » il faut sauver le soldat Rahan »! Un bref instant de lucidité me ramène en réalité. Je suis attaché aux montures métalliques d’un vieux lit grinçant, une odeur de viscères gluants en décomposition et humeurs spermatiques agresse mes narines. Ubiquité oblige, je suis au même instant à la tribune, éveillé, suis l’univers, l’univers me possède.

cool-new-poster-for-only-god-forgives-132545-a-1366269207Siège du Club, décor de rave indus, odeurs de métaux et fonderie et sueurs brûlantes et glaciales, marmoréennes.

ΩΛℑ ϖπ: « Bienvenue chez vous! Notre bureau d’études des sciences nouvelles vient de produire l’ultime livre blanc des origines. Nous sommes les élus, vous en avez conscience et c’est ainsi que nous nous sommes unis; étreints deux à deux, chacun à chacun, chacune à chacune, chacune à chacun, [sur l’air de shakatak? (sic ndlr)] respect et partage. Parmi nous ce soir le grand reporter Albert Londres à qui je cède la parole incontinent. »

Δlbert: « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les Albert_Londres_en_1923processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »
[à suivre] ©®™ ΩΛℑ ϖπ

Δcte III: Δllons hors du bois

pourquoi pas Dieu si le diable existe? Je l’ai rencontré

illumi  (…) tandis que les fidèles s’abreuvent aux humeurs sonorisées d’ apprentiilluminatis, j’éclipse sous l’estrade, par corridors et passes dérobées. Pour finir las, là où tout est visible, risible, j’aboutis en la salle de surveillance. L’obèse garde somnole repus, flotte en son suicide lent par boulimie, son corps vrai d’anorexique enrobé de graisses épicéées sucrées , tel un fœtus non né.

Lorsqu’Δlbert quitte l’estrade l’intercepte via le système vidéo-audio; nous nous interpellons, je lui accorde l’entretien.

Δlbert « c’est un honneur de vous adresser…« 

ΩΛℑ ϖπ « point de courtisanerie entre nous, hommes des quatrième et cinquième pouvoirs, venons en au faîte! »

Δ: « percevez-vous les prémisses d’une fin? »

Ω: « Apocalypse me direz-vous? Observez un instant ce qu’il advient sur le terrain tandis qu’en ces sphères culminantes nous toisons le nadir. Nous sommes les agents de chauffe de l’ultime crématorium, cavaliers blanc, rouge, noir, pâle. Pâles, c’est tant hurlant de vérité et cynique à l’hystérie, ha ha ha haa » (je m’étrangle alors en un rire obscène comme grognement canin).

Tout s’éclaire je reprends connaissance mais, pas conscience sur le toit d’une tour monumentale, en ruine, cerné des danseusesapocal10 olympiques qui flagellent de ronces et aspergent en jets une piquette acidulée.

Nous flottons, membres de conseils et imbus égarés, comme dans le tourbillon glacé, nous heurtant aux rochers des conquêtes, guerres, famines, voués à l’anéantissement.

Nous revoilà assis à table, un verre de vin blanc pour la guerre, un verre de vin rouge qui n’est pas sang mais feu, tasse de café noir comme l’argent et la force,  et pour partir, une coupe de la verte cigüe qui nous inflige insoutenables souffrances car nous sommes indignes.

peintures-tableau-abstrait-moderne-nathalie robert

 

[à suivre] ©®™ ΩΛℑ ϖπ

Δcte I∇et fin: Δlpha – Ωmega = un relatif absolu

à l’opposé de mes ténèbres la puissancea-u-raijin-tome-1-la-nouvelle-reine-des-dieux_3777389-XL

 

∇(a)voir si souvent parlé à moi même, l’autre, et le rencontrer réellement…c’est pour le moins inattendu, surréaliste. Cependant toute cette affaire est elle autre chose que la rencontre de l’homme avec soi exæquo? OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERAΩptons pour un challenge. Devant les ébahis résignés, sur l’arène de l’Amphithéâtre humain, nous affrontons.

épreuve GlagolitsaJat architecture : tandis qu’il construit un palais, j’érige une cabane à l’orée du bois

épreuve GlagolitsaJery sculpture : le penseur versus le colosse

épreuve GlagolitsaAz dessein, peinture : joconde opposée aux tournesols

épreuve GlagolitsaJest musique : cendrillon contre belle et bête

épreuve GlagolitsaZhivete poésie, littérature : la route nonobstant guerre et paix

épreuve GlagolitsaSlovo danse, théâtre, mime, cirque : ballet à l’encontre de la battle, ou le cid rencontre cirque du soleil

épreuve GlagolitsaJusJe cinéma : choc des mots, poids des photos

épreuve GlagolitsaJusE photographie : portait ≠ paysage

épreuve GlagolitsaIzhitsa  bande-dessinée : bécassine à contre poil d’incal

L’auditoire dérouté applaudi timidement au premier round, tandis que les juges interloqués statuent pour l’égalité. Tout ça pour ça? Battu à plate couture en sculpture, je l’emporte d’une plume en peinture. Haut les mains en fanfare, porté aux nues par la littérature, il me bafoue me maltraite et rature au cirque, il fallait bien cela en l’arène. Se voit déjà régnant sur la terre et les cieux quand je le mystifie en v.o. lui tire le portrait, lui dédie une saga d’estampes débridées et autres chinoiseries azimutées. Le mal est ridicule en vaincu. Le con fluent l’abrupte et le sous-affluent ont le triomphe modeste, une grosse humilité à l’égo bien burné, tout de même.

~~~~~~~~~~

Destin épique ou dessein ultime, mineur majeur, contemporain, l’art de demain? Non point (à la ligne)

Chère lectrice, ambassadresse à clitoris, merci d’en être arrivée jusque là, et pardon pour quelques zones d’ombre dans ce pamphlet; pour corriger les explications de texte, je reçois en la tour du couchoir.

Cher lecteur, tu es si rare que je te choie cependant que ton corps n’a qu’attrait mesuré, aussi faisons donc un concours pour dire qui de nous en a la plus longue et s’il advient que ce soit toi, alléluia, petit prousteux amateur deviendra grand accronimeux (Нииомтплабопармбетзелбетрабсбомонимонконотдтехстромонт), je n’aurai point de repos avant d’avoir fait sinon mieux, plus péteux, plus ambitieux cieux (!), plus près de toi mon dispendieux, fait et refait toujours le même devoir, le mien ou bien celui pour ma mère et la maîtresse et l’amante et la muse, tel Pet et Répet sur un bateau, Pet tombe à l’eau qui reste-t-il Répet, Pet et Répet sur un bateau, Pet tombe à l’eau qui reste-t-il Répet, Pet et Répet sur un bateau, Pet tombe à l’eau qui reste-t-il Répet, et ainsi de fuite ; n’en restons pas là car d’aucun chercherons ici en bas une réponse à leurs tracas ou tel cruciverbiste et sudofrustre un épilogue lacustre, sédimenté d’enseignements divers et néanmoins contemporains.

166 mots, c’est peu alors je reviendrai céans indécent et provocateur tout en jouissant de respecter l’inconvenant et irrévérencer le samain xanthis 006beau le grand. Rendez-vous sur l’avenue des pavés de bonnes intentions pour desceller et jeter à la face des puissants nos soyeuses ténèbres minérales, viscérales, joyeuses et caricaturales, légères, létales, abyssales et illimitées.

©®™  ΩΛℑ ϖπ

«  L’art, parce qu’il est liberté, est aussi subversion. Aucun État ne peut aimer les artistes, à moins qu’ils ne disent ce qu’il souhaite entendre. Ce qui est la négation de l’art.« 
(Source citations sur la page Anthony Burgess – Ses citations – Dicocitations)
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