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parfois je rêve, et là, ç’est grave, à graver in the grave

octobre 18, 2014

on se lève tous pour la citation du jour : « On croit que les rêves, c’est fait pour se réaliser. C’est ça, le problème des rêves : c’est que c’est fait pour être rêvé.  » (c) Coluche Extrait de L’Horreur est humaine

~

(…) dans le car qui m’emporte, comme en reconnaissance du secteur. Aucune idée d’hypothétique destination ne m’occupe tandis que j’observe la plaine arborée, quelques essences  desséchées portant des fruits trop mûrs, blets.

Suis-je en Virginie à Petersbourg, en route pour Lynchburg, est-ce la ville de David?

motoAutre jour, autre locomotion. La moto est noire comme mes pensées; nous avons quitté la route pour un chemin de terre, et puis c’est le désert.  ça devient trop chaotique, trop nid de poulé, je laisse la meule sur le coté. Le hameau est à quelques centaines de mètres, tante Thérèse et uncle Jim m’ont convié. Un voisin de bon sens réoriente la course car j’ai pris la mauvaise allée, tandis que flamj’entends des voix qui capellent. Cris d’alarme, gigantesque colonne de fumée , flammes colossales. C’est loin et près à la fois, je ressens la chaleur ardente du brasier, et quelque chose de bien plus horrible. Il y a des bruits terrifiants d’explosions; je tente d’approcher mais l’espace semble se plier puis se déplier et mes pas ne mènent pas à la destination visée. Souffle torride de la pénultième explosion accompagné de projections 3D, giclées de pierres incandescentes. Je dois ma survie au tremblement de terre qui fait choir Grégoire et ma poire, très violemment unis dans la poussière noire. Les murs des maisons alentours sont criblés de morceaux de lave, les bâtisses s’enflamment, les cris d’horreurs deviennent insoutenables. La déflagration finale est tellement puissante que mes tympans implosent. Mon sang coule des lobules, je suis sourd, c’est terriblement douloureux, comme si l’on m’avait intromit de baguettes en feu, par le conduit d’esgourdes. En flageolant je reprends le chemin; cette fois je foule titubant vert vers l’arborée orée arborée qui borde le pourtour non clôturé de la propriété démesurée de mes proches les plus lointains. La station service au coin de la rue est calcinée mais il n’y a ni feu ni flamme ni fumée, tout est couvert de cendre comme post éruption volcanique. Il y a cependant une agitation étrange dans le sous bois. Grégoire, vêtu couleurs guerrier, comme issu d’un jeu vidéo. Il me parle, je n’entends rien mais je comprends qu’il me dit de rester caché derrière cet arbre. Des formes s’enfuient en tous sens depuis le tertre d’où émerge la créature. Ces choses sont en partie humanoïdes et plus précisément indescriptibles: affreuses caricatures gluantes comme des pieuvres à la taille de bovins, à tête disproportionnelles  et dotés d’une ou deux mâchoires gigantesques, garnies de crocs dégoulinants  aux humeurs putréfiées. Ceux qui ne cavalent pas trop vite sont happés par les tentacules de la géante qui gourmande les gobe comme des têtards. « ìæ ìæ Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn« t03fca8_cthulhu__s_seal_of_approval_by_hwango-d4.png

Nous échappons à la curée. L’homme me fait signe de le suivre, nous franchissons un grillage puis escalade de matériaux au pied d’un immeuble en chantier. Le monstre rode, je perçois les bruits de succions et des crépitations, d’effroyables claquements de bulles qui explosent sur son passage en libérant gaz purulents et fétides, en chapelets des pets. Nous sommes allongés immobiles sur le haut d’une palette quand j’aperçois à gauche plusieurs collègues du soldat, et à droite le monstre qui rouspète, s’approche. Enfin, je perds  connaissance.

Maintenant où suis-je? Comment ce message vous est-il transmis? Je vous en prie, n’allez pas là d’où je viens, et si vous savez où je suis, aidez moi, je vous en supplie, c’est bientôt l’heure de mon traitement anti coprolalie. Enculé de bordel de putéoliens en string!

(…) When death dies, time shall be more, and Thou shalt sleep no more (…)

 

 

 

 

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