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Inin, triangle agile fragile

novembre 7, 2015

rêve le 4/11/2015 : nous avons retrouvé Gordon M.T. Sumner à l’aéroport. La tournée est presque terminée. Avant Bercy ce soir, nous avons un programme chargé (…)

Le véhicule électrique sans porte ni chauffeur nous mène à l’arrière de la récente acquisition de Gordon. Un loft surprenant, anachronique, à une fourche des avenues Georges V – Montaigne – Champs (je ne sais plus laquelle), comme posé là sans fondation.

sting-Freddie--006La porte sur le coté est difficilement accessible car  le trottoir fait à peine 60 cm de large, et le trafic est dense. À l’arrière du bâtiment, base large du trapèze, un petit restaurant que nous traverserons, backdoor du loft.

La vue est terrassante. Au sens d’une terrasse (la baie vitrée sur toute la largeur et une partie des cotés) et au sens choc. Flux asynchrone quasi ininterrompu de véhicules de part et d’autre; inininterrompu, ronflant, le grondement des gommes sur le tarmac; saccadé le choc de particules fines et grossières, contre nature; arythmique les trépidations de la structure même du bâtiment; oppressant hallucinatoire.

Gordon: prends place si tu veux sur ce fauteuil, la vue est …

Wop: discontinue? C’est absolument,comment dire, improbable?

G: yes, kind of strange. Would you like a naked brunch?

W: un brunch dénudé?

G: ah ah, non je crois c’est une idiomatic, I should have say better, a bare lunch? Une goûter improvisé et frugal, is that it?

W: pourquoi pas. Tu habites ici parfois? [je suis assis au centre de la pièce, la baie vitrée en forme de bow window offre une vue panoramique à 180°, à travers des vitrages opaques, dotée de persiennes formant paravent (l’intérieur invisible de l’extérieur), la baie est comme le haut du masque d’un géant scaphandrier]

G: oui je préfère passer quelques jours ici plutôt que les palaces, trop de regards me frôlant, tu sais cette tendance au voyeurisme impudent, aucun savoir vivre

W: c’est pas très british ici. Et tu viens à dormir?

G: lorsque j’arrive ici, tard dans la nuit, au lever du soleil, les pigeons s’élèvent en nuées pataudes, aspergent de leur déjection corrosive les couches tard comme les lèves tôt. Avec le ciel en feu à l’est, en bas à gauche, ça me berce et je dors trois quatre heures

W: tu viens seul? Où sont les membres du groupe? Non, pardonne moi, ces questions sont déplacées

G: je commande quelques planchas au restaurant et je reviens, make yourself confortable

(…)

 Les sirènes de police et pompiers hurlent comme des loups à la mort. Au départ j’ai pensé que c’était la maison qui amplifiait ce type de bruit permanent, comme à NYC quand tu ouvres une fenêtre à l’hôtel, alarmes et gyrophares crépitants stroboscopes  sonores et lumineux. Il fait chaud. Une odeur de matières plastiques incinérées plombe l’atmosphère. Gordon revient, visage crispé

G: viens il faut partir, vite

W: pardon?

G: there is a fire in the next bloc; huge flammes as high as la tour Eiffel !

W: c’est l’omelette aux champignons qui fait effet ou tu me fais un joke?

G: mais non bloody frog, c’est le feu je te dis

(…)

Les voitures à l’arrêt se sont accumulées de chaque coté de la baie vitrée; j’entrevoie fireworks2des reflets de flammes sur l’iris écarquillés d’effroi d’electrotomobilistes pris au piège.  Nous sortons à travers le restaurant vide. La chaleur est ardente. Les véhicules sont collés au sol incandescent comme lave, et s’enfoncent doucement jusqu’à disparaitre sous le tarmac en une gerbe de feu. Les hurlements sont inininsoutenable. Le mur d’étincelle a cessé sa progression mais en fuyant je comprends que le brasier entriangle le quartier (qui n’est pas cercle ne serai être encerclé).

Le centre des hauteurs…L’orthocentre, c’est ça, il faut le trouver. À l’angle de Marboeuf et François 1er. Une suite au Claridge. Escalier dérobé. Sous sol puis descente aux enfers. Les égouts de Paris, ses rats, merdes de pédants, déjections d’escort’s serviles, ici git la lie du triangle d’or, et vous voyez, c’est peu brillant (…)

vladimirharkonnen2Le baron s’est réfugié lui aussi, il est bien(pourquoi bien?) mal en point, qui va le regretter…pas nous.

Nous le poussons, il bascule en un flot inininterompu, qui charrie son lot de matières, à compost et autres à incinérer.

(…)

Que faut-il, que peut-on retenir, à petit petons?

La passion est hypnagogique, le rêve voyage, tantôt tragique, magique, tantôt thérapeutique, contagieux;  lorsqu’à l’éveil restent bribes, images embrumées, se dessine un ininfinitif dessein,

à la recherche d’Inin

dans la triangle d’ores

et déjà, non, hum c’est fini, voyage bis-inininterrompu, more or less arrhythmic,

prolific

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One Comment
  1. swafran76 permalink

    inin-visiblement inspiré….

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