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Lettre aux daechois et daechoises de Michel Hazanavicius, réalisateur de The Artist (et mon analyse Béruriéenne)

novembre 18, 2015

daseh-lavage-cerveau-facile-deux-en-unà mes amis du web

à mes ennemis de daesh,

sachez que je n’en pense pas moins.

Merci Michel

Olivier POISSONNET alias ©ϖοπ ® ΟΛΙωρ

§

Lettre aux daechois et daechoises

Donc ça y est, c’est officiel, vous êtes en guerre contre nous. Ce qui est frustrant, c’est que vous n’avez ni uniforme ni signe distinctif, on ne sait pas vous reconnaître, et nous n’avons donc personne contre qui se battre.
Frustration qui j’espère n’entraînera pas la désignation de faux coupables.

Pourtant même si chaque mort représente sans doute pour vous une victoire, il faut que vous sachiez que vous n’êtes pas prêts de gagner. A dire vrai c’est même impossible.
Parce que quoi que vous fassiez, vous ne nous changerez pas.
Ici, en France, nous ce qu’on aime, c’est la vie. Et tous les plaisirs qui vont avec. Pour nous, entre naître et mourir le plus tard possible, l’idée est principalement de baiser, rire, manger, jouer, baiser, boire, lire, faire la sieste, baiser, discuter, manger, argumenter, peindre, baiser, se promener, jardiner, lire, baiser, offrir, s’engueuler, dormir, regarder des films, se gratter les couilles, péter pour faire rire les copains, mais surtout baiser, et éventuellement se taper une joyeuse petite branlette. On est le pays du plaisir, plus que de la morale. Ici un jour, il y aura peut être une place Monica Lewinsky, et ça nous fera rire. Personne ne l’a jugée, ici.
Alors dans la baise, c’est vrai que nous en France, on fait des trucs avec lesquels vous avez du mal. On aime bien lécher le sexe des femmes. Pas tous, sûrement, mais beaucoup d’entre nous. Et les fesses et le cul, aussi. Là aussi, pas tous, mais bon. Et les femmes aiment bien faire des fellations. On appelle ça des pipes. C’est très agréable. Bien sûr là aussi, toutes les filles n’aiment pas ça, et on ne force personne, mais ça se fait. Régulièrement. Et avec beaucoup de plaisir. Et puis il y a des garçons qui aiment bien ça, aussi. Se faire des fellations ou se lécher ou se pénétrer entre eux. Et les filles pareil. En fait, ici, ce qu’on aime, c’est faire ce qu’on veut. On essaye de pas gêner les autres, c’est le principe, mais on n’aime pas trop qu’on nous dise trop fort ce qu’on doit faire ou ce qu’on ne doit pas faire.

Ça s’appelle la Liberté. Retenez bien ce mot, parce qu’au fond, c’est ça que vous n’aimez pas chez nous.

Ce n’est ni les Français, ni les caricaturistes, ni les Juifs, ni les clients de café ni les amateurs de rock ou de foot,

c’est la Liberté.

La deuxième chose, c’est qu’en tuant comme ça, à l’aveugle, avec un objectif uniquement comptable, vous prenez le risque de tuer des français de plus en plus représentatifs de la France. A la limite en ne tuant que des juifs, ou que des dessinateurs, les non juifs qui ne savent pas dessiner pouvaient toujours vous trouver des excuses ou se sentir étrangers à cette guerre, mais là ça va être de plus en plus dur.
Parce qu’en atteignant un échantillon représentatif de la France, vous allez toucher à ce que nous sommes vraiment. Et qui sommes nous, vraiment?
Et bien c’est justement ce qui est beau ici, c’est que nous sommes plein de trucs. Bien sûr il y a quelques Français français français. Mais il y a des Français italiens, des Français espagnols, des Français arabes, des Français polonais, des Français chinois, des Français rwandais, des Français sénégalais, des Français algériens, berbères, ukrainiens, géorgiens, américains, belges, portugais, tunisiens, marocains, tchétchènes, ivoiriens, maliens, syriens, des Français catholiques, des Français juifs, des Français musulmans, des Français taoïstes, des Français bouddhistes, des Français athées, des Français agnostiques, des Français anticléricaux, des Français de gauche, des Français de droite, des Français du centre, des Français abstentionnistes, des Français d’extrême gauche, d’extrême droite, il y a même sans doute des Français djihadistes et même des Français futurs terroristes que vous risquez de tuer. Il y a des Français riches, des Français pauvres, des Français sympas, des Français gros cons, des Français amoureux, des Français égoïstes, des Français misanthropes.
La liste pourrait s’étendre presque à l’infini, avec toutes les combinaisons et tous les sous groupes possibles. Il y a même des Français non français, parce que la France étant si belle, il y a toujours et constamment une partie de notre population qui est les touristes. Sans compter les clandestins, qui ne sont peut être pas officiellement français, mais quand même ils vivent là, donc vous pouvez les tuer comme tout le monde.
Ça, ça s’appelle l’égalité. Face à la mort, vous pouvez toujours cibler ce que vous voulez, vous nous toucherez tous. Et on va comprendre, nous, ce à quoi vous vous attaquez. Nos valeurs. Simples. Celles qui font que la vie ici ressemble à ce qu’elle est. Imparfaite certes, avec son lot d’injustices c’est vrai, mais ce sont ces valeurs qui font que nous vivons dici de manière aussi digne que possible. Ce pays dans lequel nos pères, et les pères de nos pères et leurs pères avant eux ont choisi de vivre, et pour lequel beaucoup d’entre eux se sont battus.
Et ce qui va arriver, à un moment ou un autre, c’est que nous allons être solidaires, grâce à vous. Nous allons comprendre que ces valeurs sont en danger. Et nous allons les aimer et les faire vivre encore plus fort. Ensemble. Ça ça s’appelle la fraternité.
C’est pour ça que vous ne pourrez pas gagner. Vous allez faire des morts, oui.

Mais aux yeux de l’Histoire, vous ne serez

que les symptômes abjects daseh-lavage-cerveau-facile-deux-en-un

d’une idéologie

malade.

Bien sûr, nous ne gagnerons pas non plus. Des gens vont mourir, pour rien. D’autres vont décider de s’en remettre à des Le Pen, des Assad ou des Poutine pour se débarrasser de vous, et nous allons peut être doublement perdre.

Mais vous ne gagnerez pas.

Et ceux qui resteront continueront de baiser, de boire, de dîner ensemble, de se souvenir de ceux qui seront morts, et de baiser.

Michel Hazanavicius, réalisateur de The Artist

_________________________§______________________

ps: la prochaine fois:

ve-0QDzvw92P94nlbMXL5Tl72eJkfbmt4t8yenImKBVvK0kTmF0xjctABnaLJIm9daechois, daechoises, la prochaine fois, venez plutôt flinguer un gros con comme moi:

  1. je mange du jambon
  2. je bois de l’alcool(modérément depuis mon avc)
  3. je mets ma langue partout dans les femmes (principalement dans ma régulière je vous rassure Dieu)
  4. j’ai des amis partout en Afrique noire et au Maghreb, en Turquie, en Russie, en Thaïlande, à Monaco, en Suisse,  en Espagne, au Portugal, en Grande Bretagne (gode fuck the Queen), en Irlande, en Allemagne, au Danemark, en Islande, au Japon, en Chine, aux USA, en Colombie (j’attends toujours mon sachet de feuille de coca à infuser Pedro, ne m’oublie pas),  à Drancy et Saint Denis, à Pigalle (oui je m’y suis fais sucer il y a longtemps c’était cher mais la dame était très gentille, elle m’a même caressé les boules puis mis un doigt dans le cul, c’était bon)  en Indonésie, en Birmanie, au Vietnam, et …
  5. dans plein d’autres pays que je n’ai pas encore visités mais j’irai volontiers en avion et je tirerai la chasse d’eau dans les toilettes quand on passera au dessus de ton fief poussiéreux et triste
  6. parfois je pète dans mon lit, et quand ça sent mauvais je pense à toi
  7. souvent je raconte des conneries et je rigole avec mes potes de bistrot, autant de filles que de garçons (mais on boit surtout du café parce qu’on est un peu malade quand même)
  8. des fois on a envie de coucher tous ensemble mais souvent c’est juste un fantasme
  9. alors on bouffe des kebabs frites ou  nous délectons des mets fins jusqu’à être gavés comme des romains (sauf si on a fait une sleeve)
  10. et puis on glande sur la plage en regardant la mer qui va et qui vient, les étoiles, le soleil qui se lève d’un coté et qui se couche de l’autre

oui tu as peut-être raison, le terre est plate, c’est péché de dessiner le prophète mais nous on aime bien les gris-gris, la peinture, la sculpture, la grande musique, le punk, baloche, tango, rock, slow, se frotter l’un contre l’autre en dansant, montrer un bout de sein ou nos poils pour exciter les coquines et les coquins.

Je m’arrête, les gens ont autre chose à faire que lire, tu peux pas imaginer le programme et la vie est courte. Donc tues moi quand tu veux mais pas trop tôt, je crois que mes enfants m’aiment bien, de toute façon je reviendrai plus nombreux avec

tout l’amour

que la terre et le ciel

nous prêtent,

humblement

©ϖοπ ® ΟΛΙωρ12243508_746715278795624_8095537960444338049_n

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3 commentaires
  1. c’est très fort Olivier , très bon , plein d’humour coloré du bon et ces illustrations 😀
    le texte de Michel Hazanavicius, ainsi que ton analyse Béruriéenne
    n’empêche qu’il doit y avoir un pacson de ces tarés chez nous mais aussi dans toute l’europe et le monde !
    j’ai retrouvé cette info qui date de cet été et je suis persuadée qu’on nous cache plein de trucs de cette envergure …
    signée : fofolle mais pas tarée 😉

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