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Jacques Illuminéminent, Oh Ciel !


Y Je l’1?

Courant printemps à 77 ans

J’a qu’avait bercé tout son soul

tant et si bien, fin

tête en l’air, pieds avant

blindage percé, classe, et puis passe à son tour.

~

Amoureux d’une cigarette, savoureux mots,

Mélomane à niaque, sons et Zozios

Temps des libertés à compagnes,

Jacques vocalise à la folie !

~

higelin-620x330 -Photo by David Wolff - Patrick - Redferns via Getty Images

higelin-620×330 -Photo by David Wolff – Patrick – Redferns via Getty Images

Révérant se tire en transe de rage

Espoir sans haine à n’en plus finir

Amour Gloire et Beauté, ultime

Illuminéminent

Éternellement grand ce soir

~

Haut les Cœurs, Chapeau bas

 

 

 

ps: Denise fraternise, poésie

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Moscou Paris, le temps se gâte. Irons-nous donc à Istanbul pour changer?


«Avant la levée du jour

Quand la mer est encore blanche tu partiras»

,…

«Ne vois-tu pas la liberté de tous côtés ?

Sois voile, sois rame, sois gouvernail, sois poisson, sois eau,

Va jusqu’où tu pourras.»

© Orhan Veli

 

Avons-nous lu Tolstoï

Dostoïevski aussi

Vu les ballets, les opéras, les rats

Depuis Paris pour nous trouver coincés

Sur la grève ce jour de grève?

Faut-il renier nos rêves communistes

Lendemains révolus, soirs de révolutions?

 

Manger une aubergine farcie en récitant Nâzım Hikmet?

Dévorer  l’İskender kebap en dévorant des yeux, Elif Shafak,

Aux suppôts de uɐʇɐS les guerres, pouvoir, argents,

Liberté aux poètes, simples et justes gens

Amour et Paix à Toi, les Tiens, nous Autres

car le printemps est arrivé, malgré tout, l’as tu vu?

chapeau pointu !

~

 

 

 

ballade pour une forêt


Cathy Poi (c)

Cathy Poi (c)

Enchevêtrement d’architextures

Ordonnancement chaotique

De racines en feuilles

Sèves en fleurs

~~

Qu’importe le shibari à cœur

Jour après jour étudiant

Ô levant sèche ces larmes

Sur mes arcades ensoleillées

 

A forest


Cathy Poi (c)

Cathy Poi (c)

Quite a mess

In the forest of I

From roots to leaves

Sap to flowers

~~

No matter knots in the middle

Everyday grows

Rain washes tears

Sun lights my ark

 

 

il était une fin, légende des héros ordinaires, prélude à la saison prochaine


pompiers facteurs éboueurs

éleveurs et chasseurs

Cossacks 1910-1 Wassily Kandinsky 1866-1944 Presented by Mrs Hazel McKinley 1938 http://www.tate.org.uk/art/work/N04948

jardiniers et cultivateurs

fonctionnaires, agents

parents et professeurs

où est-il dit au quotidien

courbez l’échine, parlez bas?

tandis que vautours usuriers

boursicoteurs et possédants

amassent sans partage, acteurs et figurants

en leur toxicocosme, simulacre de paradis

de chaos en marasme la Terre

décidée à gagner La guerre

décime larves, parasites

en appelle à révolution

spirale ellipse courbe

comme un cri la révolte

électrochoc, collision

les camisoles de la pensée étiole

regards farouches, implacable revers

citoyens de la Terre Oh héros ordinaires

transformés transformons

ruines en fondation

Amitiés caféière, Stalkers de l’Âme


Prohibition n’eut point raison

de nos collectives addictions

Bonjour piliers de bars,

Gauloises gaulois !

дорогой друг, друзья


Animal collectif doué d’un brin d’esprit

Accoudé au comptoir il s’éprend sans compter

Berger belge et Saintes Bernardette

Toujours présent singulier et pluriel

Aujourd’hui comme demain

Un pour tous tous pour Un

 

 

Défendons l’homme et le mulet


Nous ne sommes pas égaux face à pilosité

Et pourtant par les temps qui courent,

Subissant tous les quolibets, apostrophes, lazzi !

L’homme cherche la dignité perdue, s’affiche

~

Poète disparu déclame vers et mélodies

Peintre à palette délavée gribouille esquisse en préambule bulle

Graphomaniaque des alphabets déblatère couramment,

Sottises et inepties

Alors qu’il lui aurai suffit

se faire rafraîchir la nuque et aussi le kiki

renier le mulet qui turgesse à l’envie

pour entrer dans les ordres d’une société précaire où le mulet se meurt

Vive le mulet !

 

 

 

poèmes dans le miroir


Reflet des aléas, providentielles rencontres

Panoplie en couleurs et palette sonore

Jean Marais sur la butte dans son manteau blanc

Hugh Cornwell avant scène à la table du Petit Bain

Roger Daltrey au bar, Hammersmith Odéon

Poètes acteurs stalkers explorateurs

Anthony Burgess by the book

Léon N. Tolstoï « Война и Мир », в оригинале

Elif Şafak entre Istanbul et Londres

Les Femmes, les Hommes d’une vie

Pour inspirer et expirer la poésie

[I wandered lonely as a Cloud]

William Wordsworth, 17701850

I wandered lonely as a Cloud
That floats on high o’er Vales and Hills,
When all at once I saw a crowd,
A host of golden Daffodils;
Beside the Lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
And twinkle on the Milky Way,
They stretched in never-ending line
Along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced, but they
Out-did the sparkling waves in glee:—
A Poet could not but be gay
In such a jocund company:
I gazed—and gazed—but little thought
What wealth the shew to me had brought:

For oft when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude,
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the Daffodils.

The Kraken

Alfred Lord Tennyson, 18091892

Below the thunders of the upper deep,
Far, far beneath in the abysmal sea,
His ancient, dreamless, uninvaded sleep
The Kraken sleepeth: faintest sunlights flee
About his shadowy sides; above him swell
Huge sponges of millennial growth and height;
And far away into the sickly light,
From many a wondrous grot and secret cell
Unnumbered and enormous polypi
Winnow with giant arms the slumbering green.
There hath he lain for ages, and will lie
Battening upon huge sea worms in his sleep,
Until the latter fire shall heat the deep;
Then once by man and angels to be seen,
In roaring he shall rise and on the surface die.

occident express


en l’aire de translations accélérées

exponentiels

défaut de temps pour observer le ciel

la faucheuse furibonde se fend

railleur rictus au frontispice

plurielle à l’emporte tant

~

olibrius erectus

fourreur de Venus

s’oublie en ce naufrage temporel

comme à l’aube d’apocalypse

 

en marchand? marchandant?

Perdu son temple

assurément

revue musicale d’un time killer on the loose


 

 

 

 

(*)

en voiture Simone

Nina qui t’ensorcelle

Tandis que Nina hésite entre New York et Berlin (beurline)

Cependant Lou new-yorkais étincelle à Berlin

suis-je parisien migrant de Londres?

 

ou londonien fuyant Paris?

Stambouliote à la dérive sur le bosphore?

Si tu n’as pas connu le thé à Istanbul comment dire que le temps ne tue ni ne se tue, le thé rouge intemporel se prend, avec ou sans sucre, mais toujours avec sa petite cuillère telle une aiguille de pendule qu’il convient de tourner counterclockwise

 

(…)

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